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René Prêtre, Chefarzt Herzchirurgie, Kinderspital Zürich; Schweizer des Jahres 2009

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René Prêtre

René Prêtre

Encore pour quoi le journalisme?

 – Pour mon café matinal!

Les spécialistes vous donneront, hiérarchisées, les raisons du bien fondé du journalisme. Moi, instinctivement, je lui octroie trois missions. D’abord, celle d’informer. M’informer de ce qui se passe dans le monde, dans mon pays, autour de chez moi. Me donner un tableau impressionniste de mon époque et de ses changements. Ensuite, celle de traiter et de prioriser les informations. Le bruit de fond des changements et des nouveautés est devenu trop intense pour quiconque de pouvoir maintenir une vision d’ensemble. L’importance ou l’insignifiance de ces informations ainsi que leurs portées apparaissent rarement immédiatement et exige du recul et une bonne connaissance du domaine pour être correctement démêlé. Ce travail de débrouillage, de vulgarisation nécessite souvent encore un commentaire ou un éditorial pour me permettre d’apprécier l’ampleur d’un événement ou d’une décision, car mon seul «bon sens» ne suffit souvent plus pour me faire une idée critique. Combien de fois n’ai-je pas recentré mon opinion à la suite d’une telle analyse, parce que la vérité était masquée ou trop enfouie? Quant à mes convictions les plus solides, j’aime les mesurer aux arguments de mes contradicteurs pour être sûr de leur véracité, de leur bien-fondé? La vérité, qu’elle soit personnelle ou collective, reste une notion spatiale et temporelle. Elle n’est déjà plus la même ailleurs, dans une autre contrée, et elle évolue avec le temps. C’est la confrontation de ses convictions à ces analyses critiques qui permet le plus sûrement et le plus rapidement leur ajustement et de rester en phase avec soi-même et avec son temps. Enfin, et c’est sa mission la plus noble: celle de la recherche et de la défense de la vérité. Par elle, le journalisme participe au maintient d’une certaine justice et joue un rôle de contre-pouvoir, s’il y a lieu. Il endosse d’une certaine manière le rôle de procureur de notre société.

Toute la presse est aujourd’hui pressurisé par des contraintes économiques impitoyables et doit céder, à des degrés divers, à la dictature des «audimats», c’est à dire souvent à la facilité, au consensus, et parfois même à la censure. Une partie d’elle, qui a abandonné tout sens critique ou de révolte et ne brasse l’information plus que dans un courant populiste, en a même perdu son âme. C’est aussi à cette presse-là, devenue dangereuse parce que assujettie, manipulatrice et parfois destructive, que le vrai journalisme doit fournir un contrepoids objectif, comme celui qu’il oppose aux excès du pouvoir ou de la société.

Cette dérive vers des informations «chocs», réductrices et superficielles a aussi touché des domaines comme le nôtre, pourtant réputé pour sa rigueur scientifique. Longtemps, les sociétés scientifiques donnaient le ton à notre médecine, en organisant leur congrès et publiant dans leur journal les articles qu’elles avaient choisis pour leur valeur et leur robustesse scientifique. Progressivement, des sessions et des parutions parallèles, sponsorées par l’industrie médicale, ont gagné la faveur de notre public parce que plus ludiques, plus spectaculaires et souvent associés à des avantages divers. Ces manifestations, un temps snobées par les sociétés savantes, sont maintenant en partie intégrées dans les programmes officiels. Ce compromis entre quête austère de la vérité absolue et intégration de manifestations «populaires» donne aujourd’hui les meilleures chances de maintenir l’intérêt du public avec des données objectives et fiables.

Le journalisme s’est fait doubler dans sa première mission – celle d’informer – par des moyens modernes, nettement plus rapides: ils utilisent la vitesse de la lumière! Il se trouve en revanche raffermi dans sa fonction de triage et de traitement de l’information pour nous permettre de surnager le tsunami quotidien de nouveautés, dont la majorité n’est que d’une importance marginale, souvent parasitaire, parfois perfide. Il se trouve enfin renforcé dans sa mission indispensable de gardien de nos règles et de notre société.

Tous les matins, c’est la radio qui me réveille et m’informe des premières nouvelles du jour. A l’heure du café, quelques instants plus tard, je l’avoue, je balaye le «20 Minutes» parce qu’il est à portée de main, et que sa lecture, plus imagée que typographique est facile. Le soir, je regarde le journal d’actualité à la TV et souvent je lis un journal ou un hebdomadaire. Le dimanche est sacré. Je le commence avec un trio «café-croissant-journal» immuable. Là, l’attaque du «dominical» est à la fois physique, en malmenant ses pages, et ludique en parcourant ses articles. Ce sont en effet d’abord les titres et les illustrations qui retiennent mon attention, avant une lecture plus assidue des chapitres qui m’auront accroché. Cette lecture, dont l’ordre garde un caractère anarchique et aléatoire, se prolonge jusque tard dans la matinée, et reprendra tout au long de la journée et durant les premiers jours de la semaine. A ce stade, le journal est physiquement mort, car trop trituré, déchiré, démantelé.

Le dimanche est aussi le jour où j’aime lire les articles bien écrits, apprécier cette véritable littérature, où les mots, les phrases ont un rythme, une mélodie. On repère assez vite ces journalistes qui ont cette élégance ou ce mordant dans leur plume, et on dévore leurs articles, quel qu’en soit le contenu. Ces derniers temps, ce sont les articles sportifs du «Tour de France» qui m’ont procuré cette joie, et même cette admiration: «j’aurais bien aimé avoir écrit cet article».

Comme beaucoup, je ne conçois pas un plat de spaghetti bien relevé sans un verre de bon vin rouge. De même, je ne conçois pas mon dimanche matin sans le rituel café-croissant-journal. Cette journée est salutaire car c’est celle de la décompression d’une semaine souvent trop chargée, celle où les soucis, les problèmes sont mis en veilleuse et perdent de leur emprise. Et ces matins-là, à la question, «Wozu noch Journalism?», ma réponse, nonchalante mais sincère, serait: „Pour mon café matinal!“.

Geschrieben von Maz Blogger

1. Oktober 2010 um 13:04

Abgelegt in Allgemeines,Wirtschaft

Marion Starck, Präsidentin des Schweizerischen Public Relations Institut (SPRI) und Inhaberin der Managementberatung Starck Public Relations in Zürich

2 Kommentare

Marion Starck

Marion Starck

Die technologische Revolution versprach uns eine bessere und schnellere Kommunikation. Auf den Journalismus bezogen kann man heute nur das zweite Versprechen als eingelöst betrachten. Je mehr Menschen ihre Informationen aus dem Internet und Gratiszeitungen beziehen oder aufs Handy laden, desto eher geben sie sich zufrieden mit oberflächlichen Headlines und pauschalen Einschätzungen. Mit der beschleunigten Kommunikation steigt für Journalistinnen und Journalisten auch der Druck, Informationen so schnell wie möglich zu verbreiten.

Auf der Strecke bleiben dabei vermehrt das Recherchieren und Hinterfragen. Schon jetzt ist die Grenze zwischen «neutralen» und bezahlten Inhalten zunehmend verschwommen. Der Journalist droht zum blossen Handwerker degradiert zu werden, dessen Richtschnur und Wegweiser das Internet ist. Für diese Art von Journalismus braucht es lediglich Schreiber ohne Ansprüche, Arbeiter ohne Meinung.

Aber brauchen wir nicht gerade jetzt Journalisten mit kritischem Geist und wegweisenden Ideen, wenn wir weiterhin über das Weltgeschehen informiert sein wollen? Muss auf die technologische nun nicht eine ideologische Revolution folgen? Der Paradigmenwechsel kann doch sicherlich nicht darin bestehen, die journalistischen Anforderungen in Frage zu stellen, anstatt die Geschäftsmodelle der Medienunternehmen und das Verhalten der Konsumenten. Sonst könnte es sein, dass sich eines Tages unsere Wahrnehmung hinter dem iPad nur noch auf einen virtuellen Raum beschränkt.

Geschrieben von Maz Blogger

10. September 2010 um 09:08

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Ariane Ehrat, CEO Engadin St. Moritz

6 Kommentare

Ariane Ehrat

Ariane Ehrat

Solider Journalismus erwünscht

Liebe Journalistin, lieber Journalist

Eines vorweg: Sie, die heute mitten im journalistischen Berufsleben stehen, erleben eine herausfordernde Ära.

Die mir gestellte Frage lautet: Wozu noch Journalismus?
Auf das Risiko hin, dass Sie mich für sehr konservativ halten, behaupte ich: Journalismus ist eine berufliche Disziplin mit Rechten und Pflichten wie andere Berufe sie auch haben und einhalten sollten.

Medienschaffende braucht es da, wo es wichtig ist, Informationen aufzunehmen, zu analysieren, wiederzugeben oder je nach Gefäss zu bewerten. Oft liegen diese Informationen nicht vor der eigenen Haustüre, sondern müssen über weite Strecken oder Wissensbarrieren hinweg eingeholt und ausgetauscht sowie beurteilt werden.

Wenn ich mich für den Journalismus ausspreche, meine ich die Berichterstattung und Meinungsbildung in ihrer ganzen lokalen, regionalen, nationalen und internationalen Breite und Tiefe.

Dabei bin ich mir bewusst, dass die Medienlandschaft umgepflügt worden ist respektive immer noch umgepflügt wird.

Glaubwürdigkeit und Verantwortung
Einfach auszuüben ist dieser Beruf sicher nicht. Journalisten mit fundierter Ausbildung und genügend Zeit für Recherchen sollten meines Erachtens unabdingbare Ressourcen jedes Mediums sein. Nur wer recherchiert hat und die Fakten kennt, kann diese objektiv beurteilen. Und nur dann sollte er oder sie Beiträge publizieren.

Pfannenfertige Convenience-Produkte schmecken halt weder im Journalismus noch in der Kulinarik gleich gut wie Gerichte aus der Haute Cuisine.

Da Nachrichten immer hybrider, das heisst über immer mehr Kanäle verbreitet werden, sollte dem Ehrenkodex umso mehr Sorge getragen werden. Mir scheint es wichtig, dass Themen relevant oder zumindest interessant sind, Nachricht und Kommentar getrennt werden und publizierte Fakten der Wahrheit entsprechen.

Qualität statt Kopie
Als Tourismusdirektorin lese ich manchmal Artikel über Engadin St. Moritz, ohne meine Arbeit darin wieder zu erkennen. In solchen Momenten wünsche ich mir eine solide und verlässliche Medienlandschaft. Eine Landschaft mit mehr Pflicht statt Kür, die auf bestmöglicher Ausbildung basiert und die aktuellen Themen ausgewogen wiedergibt. Ich wünsche mir aber auch eine Medienlandschaft, die trotz aller wirtschaftlichen Unbill gesund ist und immer mal wieder eine erfreuliche Blüte hervorbringt.

Die alten Pflichten sind auch die neuen
Für mich ist ein Leben ohne Medienschaffende undenkbar. Ich schätze es, über meinen Tellerrand hinaus über Neuigkeiten ins Bild gesetzt zu werden sowie die Möglichkeit zu haben, via Medien die Aktivitäten von Engadin St. Moritz einem breiten Publikum bekannt zu machen. Auch lebe ich gut damit, wenn über mich oder über unsere Region kritisch berichtet wird – solange Fakten ausgewogen zum Zug kommen und nicht nur eine einzige Sichtweise dargestellt wird.

Sie sehen, ich stehe den Medien pragmatisch gegenüber. Ich kehre zum Ausgang meiner Überlegungen zurück: Journalismus ist eine berufliche Disziplin mit Rechten und Pflichten wie andere Berufe sie auch haben und einhalten sollten. Aus dieser Sicht ist Journalismus äusserst erhaltenswert.

Geschrieben von Maz Blogger

15. Juli 2010 um 09:31

Abgelegt in Allgemeines,Wirtschaft